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Brief — Sarkozy à Strasbourg : la CEDH n'a pas dit ce que la presse a écrit sur ses écoutes avec son avocat

Thème : libertés / jurisprudence CEDH — secret professionnel de l'avocat et interceptions judiciaires (article 8 CEDH)

Le 10 juillet 2026, la Cour européenne des droits de l'homme a annoncé avoir donné avis au gouvernement français, dès le 29 juin 2026, de la requête Sarkozy c. France (n° 9143/25) — liée aux requêtes Herzog c. France (n° 11047/25) et Ordre des avocats au barreau de Paris c. France (n° 2416/25) — portant sur l'utilisation, dans l'enquête dite « des écoutes » ou « Paul Bismuth », de transcriptions de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, dont les lignes étaient placées sur écoute judiciaire. Or le communiqué officiel de la Cour précise explicitement que cette « notification » (ou « communication ») ne signifie pas qu'une requête est recevable ni qu'il y a violation de la Convention — contrairement à ce qu'ont affirmé de nombreux titres de presse français annonçant une requête « jugée recevable ». La décision sur la recevabilité, voire sur le fond, n'interviendra qu'ultérieurement, pas avant 2027 selon les commentateurs ; en France, la condamnation définitive de décembre 2024 (trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme, pour corruption et trafic d'influence) reste pour l'instant inchangée.

Sources