Brief — Meta a dit non au code de conduite européen sur l'IA : dans un mois, Bruxelles peut enfin lui envoyer la facture
Thème : droit du numérique — IA (AI Act, obligations GPAI et red-teaming)
Le règlement européen sur l'IA (AI Act) impose aux fournisseurs de modèles à usage général « à risque systémique » (art. 51 et 55, seuil présumé de 10²⁵ FLOPs d'entraînement) des tests contradictoires (red-teaming) indépendants et un niveau de cybersécurité adéquat, obligations applicables depuis le 2 août 2025. Le 10 juillet 2025, la Commission publie le Code de bonnes pratiques GPAI destiné à prouver cette conformité : Mistral et OpenAI le signent, mais Meta, par la voix de son directeur des affaires internationales Joel Kaplan, refuse publiquement, perdant ainsi la présomption de conformité sans échapper aux obligations elles-mêmes. Le pouvoir de sanction de la Commission (art. 101, jusqu'à 3 % du chiffre d'affaires mondial ou 15 M€) devient pleinement opérationnel le 2 août 2026 — dans moins d'un mois — et l'accord « Digital Omnibus » du 7 mai 2026, qui reporte certaines obligations sur les systèmes à haut risque, laisse explicitement intact ce régime GPAI.
Sources
- EUR-Lex — Règlement (UE) 2024/1689 du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l'intelligence artificielle (AI Act)
- Euractiv FR — Meta refuse de signer le code de bonnes pratiques de l'UE pour l'IA générative (10 juillet 2025)
- Conseil de l'Union européenne — Intelligence artificielle : le Conseil et le Parlement s'accordent pour simplifier les règles (communiqué, 7 mai 2026)